Circuit sur la Route de la Soie (21 jours)

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Superbe itinéraire depuis l’Ouzbékistan sur la route de la soie jusqu’à Kashgar en Chine, en passant par les principales destinations de l’Ouzbékistan et du Kirghizistan. Un voyage légendaire sur les pas de Marco Polo et des anciens caravaniers.

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Un circuit Ouzbékistan, Kirghizistan & Chine

Superbe voyage sur la route de la Soie…

Les itinéraires de la Route de la Soie sont multiples : déserts grandioses, oasis millénaires, cimes aux neiges éternelles, cols, corridors jalonnent ces pistes de commerce et de savoir. L’une des plus belles est celle qui reliait l’Empire du Milieu à la Perse en traversant la Sérinde (l’actuelle province du Xinjiang en Chine) et la Sogdiane (l’actuel Ouzbékistan). Sur les traces des anciens caravaniers, ce circuit reprend l’artère vitale qui depuis des siècles lie l’Orient à l’Occident, route de toutes les convoitises, de tous les rêves et de tous les conquérants, d’Alexandre le Grand à Tamerlan. Biens matériels, mais aussi savoir-faire, modes de vie, de pensée et de culte vont enrichir une constellation d’oasis mythiques comme Kashgar et la vallée de Fergana. C’est de là que les empereurs de Chine faisaient venir leurs plus beaux chevaux. Quant aux bâtisseurs, ils rivalisèrent sous l’empire Timouride, pour couvrir tout édifice religieux de somptueuses broderies de céramique. Khiva, Boukhara et Samarcande en particulier témoignent de cette splendeur. Voyage d’exception au cœur des steppes d’Asie centrale imprégnées d’une profonde humanité.

Programme journalier : Circuit sur la Route de la Soie (21 jours)

     Jour 1 : Tachkent

Arrivée à Tachkent Transfert à l’hôtel. Matinée libre pour se reposer. Déjeuner. Tachkent capitale de l’Ouzbékistan, vieille de 2200 ans, fut partiellement détruite lors de plusieurs séismes et récemment rénovée. Après le déjeuner, visite de l’ensemble Khazret Imam dont le mausolée Kafal Chachi abrite la tombe d’un philosophe et poète du Xe siècle. Puis visite du musée des arts appliqués, lequel regroupe une grande partie de l’architecture ouzbèke. Vous pourrez y voir, entre autres, du mobilier en bois sculpté, des céramiques ou bien encore des instruments de musique. Si le temps vous le permet, vous passerez un peu de temps dans le bazar Eski-Juva. Dîner et nuit à Tachkent.

     Jour 2 : Tachkent – Ourgench - Khiva

Transfert matinal à l’aéroport et envol vers Ourgench (1h40 de vol). Arrivée et transfert à Khiva (30 km). Vous plongerez dans un univers architectural unique en Asie : Khiva qui ne semble pas avoir été effleurée par les temps modernes. Bien sûr, l’aisance de Khiva qui fut à la fois le centre d’une riche région agricole et l’un des principaux marchés d’esclaves d’Asie Centrale permit la construction d’édifices religieux ou administratifs, renommés pour leur taille et leur luxe de raffinements. Classée par l’Unesco au Patrimoine Mondial, et en tant que telle protégée et rénovée, la vieille ville de Khiva vous charmera par la totale homogénéité entre ses grands bâtiments et le reste des habitations.

Vous commencerez la découverte de Khiva avec la vieille forteresse, qui servit de résidence au gouverneur. De là, vous vous rendrez à Kourynych Khana, datant du début du XIXe siècle, ainsi qu’à la tour Ak Cheikh Bobo. Depuis la terrasse, vous aurez une magnifique vue panoramique sur toute la ville. Poursuite des visites avec les medersas Mouhammed Rakhim Khan et Islam Kodhja, dont le minaret est le plus haut de Khiva et de la mosquée Djouma, et le mausolée Pavlakhan Makhmoud. Déjeuner en cours de visites. Vous poursuivrez votre journée avec la visite du palais Tach Khaouli, résidence des khans de Khiva, datant du XIXe siècle. La médersa Moukhamed Amin est la plus grande de Khiva, malgré son Kalta Minor (ou minaret court).Dîner et nuit à Khiva.

     Jour 3 : Khiva

Suite de la visite des environs de Khiva. L ‘après –midi temps libre pour flâner dans Khiva. – Dîner et nuit à Khiva.

     Jour 4 : Khiva - Boukhara (470 km)

Dans la matinée, route pour Boukhara. Vous traverserez le désert de Kyzylkoum et longerons les rives de l’Amou Daria qui serpente à travers le désert. Pic nic en cours de route. Arrivée à Boukhara en fin de journée. Dîner et nuit à Boukhara.

     Jour 5 : Boukhara

Visite de Boukhara, ville traditionnelle qui a su garder tout le charme de ses passés arabe, persan et turc. Les nombreuses invasions venues ébranler ses murs ont fait de la ville un véritable musée architectural : Vous commencerez les visites avec l’ensemble Liabi Khauz, certainement considéré comme le complexe architectural le plus original de la ville. Vous y verrez les medersas Nadir Divan Begi, Koukeldash ainsi que la Khanaka. Vous vous dirgerez ensuite vers la medersa Oulougbeg, édifiée au XVe siècle puis la medersa Khan Abdalaziz. Vous passerez aussi par les coupoles marchades Tok-i-Sarrafon (coupoles des changeurs), Tok-i-Telpakfourchon (coupoles des chapeliers) et Tok-i-Zargaron (coupoles des bijoutiers) et la mosquée Magok-i-Attori.

Visite du Tim Abdoulla Khan. Promenade dans l’ensemble du quartier Poï-Kalian qui constitue le cœur de la ville. Déjeuner en cours de visite. Visite de la citadelle d’Ark, lieu de résidence des Khan de Boukhara, de la mosquée Bala Khaouz dont on remarquera la décoration luxueuse de l’Iwân (niche voûtée), puis du splendide mausolée des Samanides, une merveille architecturale dont l’utilisation de la marqueterie à base de briques de terre cuite est inégalée à ce jour. Nuit à Boukhara.

     Jour 6 : Boukhara

La matinee sera consacré à la visite de la nécropole de Tchor Bakr. En 970 l’imam Sayid Abou Bakr et ses trois frères, descendants directs du prophète, furent inhumés dans le village de Soumitan à quelques kilomètres de Boukhara. Vous poursuivrez vos visites avec le site le plus vénéré de Boukhara, le Mausolée de Bakhaouddin Nakhchbandi, du nom d’un des fondateurs les plus saints et les plus vénérés de l’Islam soufique à qui l’on prête cette phrase : « Si l’on sème la graine du bien, elle poussera en sept ans et donnera sept cents bonnes actions ». En fin de journée vous visiterez l’ensemble Sitoraï Mokhi Khossa, ancienne résidence d’été des émirs de Boukhara datant du debut XXe siècle. Nuit à Boukhara.

     Jour 7 : Boukhara - Chakrisabz - Samarcande (270 +150 km)

Dans la matinée route vers ChakriSabz. Arrivée et déjeuner. L’après midi, visite de la ville natale de Tamerlan, Chakhr-I-Sabz « la ville verte », où vous verrez le magnifique Palais Blanc, l’Ak-Saraï, le plus bel édifice laïc d’Asie Centrale qui vous surprendra par ses dimensions. Puis vous visiterez le mausolée GumBazi Sayidan construit par Oulougbek, le petit-fils de Tamerlan. Poursuite de votre route vers Samarcande, une des plus vieilles cités du monde, qui fut une étape importante de la route de la soie et des grandes routes caravanières. Dîner et nuit à Samarcande.

     Jour 8 : Marché d’Ourgout - Samarcande (45 km)

Ce matin, départ pour Ourgout . Vous vous rendrez au marché d’Ourgout, sans doute le plus actif de la région. Très coloré , on y trouve de tout; des légumes au pièces de voitures en passant par de superbes bijoux traditionnels et une profusion d’objets d’artisanat. Mais la ville est surtout connue pour ses suzanis, broderies très fines sur des toiles de coton, typiques de l’Ouzbékistan. Une ambiance incomparable… négociation imposée!! Les environs d’Ourgout sont l’occasion de visites d’artisans familiaux, notamment de céramiques et de broderies, très intéressants et permettant d’acheter directement aux producteurs ayant conservé des techniques ancestrales. Déjeuner typique dans une tchaikhana d’Ourgout. Retour à Samarcande. Découverte du site archéologique d’Afrassiab, l’un des plus vastes du monde. Dîner et nuit à Samarcande.

     Jour 9 : Samarcande

Vous entamerez la journée par la visite de la place du Reghistan avec ses splendides medersas d’Oulougbeg, de Chir-Dor, Tilla-Kari, décoré de faïences en céramique bleue. Vous poursuivrez les visites avec la découverte de la mosquée Bibi-Khanym, la plus grande mosquée d’Asie Centrale. En fin de matinée, vous flânerez un peu au bazar Siyob. Déjeuner en cours de visites. L’ après-midi sera consacré à la découverte du Gour Emir, tombeau de Tamerlan ainsi que du Roukhabad, datant du XIVe siècle. Dîner chez l’habitant. Puis vous assisterez à un concert folklorique au sein de la medersa Chir Dor. Nuit à Samarcande.

     Jour 10 : Samarcande - Tachkent (310 km en train)

Vous commencerez cette journée par la visite des mausolées de Chakhi-Zinda, à la lisière du site archéologique d’Afrassiab, en plein cœur d’un vaste cimetière, datant des XIVe et XVe siècles. Puis visite de l’observatoire d’Oulougbeg érigé au XVe siècle. Déjeuner en ville. Depart en train TGV confortable a l’ouzbek vers Tachkent (310 km-3h 40 min). Arrivée à Tachkent. Dîner et nuit à Tachkent.

     Jour 11 : Tachkent - Kokande - Richtan - Margilan - Fergana (370 km)

Départ matinal pour la vallée de Fergana. Trajet vers Kokande (270 km) par le col de montagnes Kamtchik à 2050m. Visite du fameux palais de Khoudayar Khan. Apres la visite du palais de Khoudayar Khan, visite de la mosquée Juma, qui était l’ une des plus grandes mosquées royales de Kokande et qui comprend 10000 croyants a la fois, et Dakhmai Shahon – « les Tombes des Gouverneurs ». Déjeuner à Kokande. Transfert a Richtan (45km) qui est connue par ses traditions des céramistes. Visite l’atelier des céramistes. Départ pour Marguilan et visite de la fabrique de la production de la Soie. Dîner et nuit à Fergana.

     Jour 12 : Fergana, Kirghizistan : Osh, Sary Tash (325 km)

Passage de frontière vers le Kirghizistan, pays de montagne, qui occupe une position stratégique entre le bassin du Tarim à l’Est et la vallée du Fergana à l’Ouest. Vous ferez une halte à Osh qui se situe près d’un affleurement rocheux que l’on nomme localement le trône de Süleyman. Une légende raconte en effet que le Roi Salomon aurait été le fondateur d’Osh. Déjeuner à Osh. Route ascensionnelle pour passer le col Pereval Cijirshik (2406 m) et le col Pereval Taldyk (3650 m). Extraordinaire paysage de pâturages où les vallées couvertes de prairies sont utilisées par les Kirghiz pour l’élevage de leurs troupeaux de chevaux, moutons et chèvres. Dîner et nuit à Sary Tash.

     Jour 13 : Sary Tash, frontière Kirghizistan / Chine (Irkeshtam Pass) - Kashgar (330 km)

Vous quitterez la route principale qui mène au Pamir pour nous engager sur l’ancienne piste caravanière de la Route de la Soie jusqu’à la frontière avec la Chine. Au col d’Irkeshtam, magnifique panorama sur le Pamir avec ses glaciers acérés dont le plus haut (Pic du Communisme) culmine à 7495 m, blanc de la neige et bleu du ciel sont les couleurs du toit du monde. Spectacle unique et inoubliable. Déjeuner en cours de route. Vous poursuivrez votre route pour atteindre Kashgar, première oasis à l’extrémité occidentale du désert du Taklamakan. Dîner et Nuit à Kashgar.

     Jour 14 : Excursion au lac Karakul (380 km)

Dans la matinée, départ pour le Lac Karakul. Perché à 3800 m d’altitude, ce lac d’un bleu profond est encadré par le massif du Kongur (7719 m) et les sommets du Maztag-Ata (7546m). Un paysage stupéfiant. Déjeuner au bord du lac. Dîner et Nuit à Kashgar.

     Jour 15 : Marché de Kashgar

La foire du dimanche matin est le plus grand et le plus inoubliable des rendez-vous d’Asie centrale. Au bord de la rivière Tuman, une profusion de produits, dans des senteurs de mouton grillé, attend le chaland. Mais c’est au milieu de l’enclos réservé au bétail que se jouent les plus belles scènes de négoce à l’orientale sur fond de chevaux en pleine course que les éventuels acquéreurs testent in situ. Déjeuner en cours de visites. Visite, à la lisière de la ville, du mausolée d’Abak Khodja, chef religieux soufi, qui fonda un état théocratique et enseigna à Kashgar au XVIIe siècle. Au centre de la ville se dresse la plus grande mosquée de Chine. Fondée en 1442 mais plusieurs fois restaurée, ses murs jaunes peuvent abriter plus de 10 000 croyants. Le vendredi ils arrivent des quatre coins de la région. Dîner et nuit à Kashgar.

     Jour 16 : Kashgar - frontière Chine Kirghizistan (Torugart Pass) - Naryn (370 km)

A peine grand comme la moitié de la France, le Kirghizistan est essentiellement occupé par des montagnes. Vous prendrez la route pour le col de Torugart (3752 m) où auront lieu les formalités pour entrer au pays des kirghizes. Outre les magnifiques paysages de montagne, au printemps, votre route sera jalonnée de scènes d’estivage des troupeaux. Déjeuner en cours de route. Arrêt à l’ancien caravansérail de Tach Rabat niché au creux d’une merveilleuse vallée qui lui sert d’abri depuis le Xe siècle. Dîner et nuit à Naryn.

     Jour 17 : Naryn, Kochkor, Lac Issyk Kul (Environ 280 km)

Dans la matinée, départ pour le lac Issyk Kul. En cours de route, vous ferez un arrêt au village de Kochkor où vous pourrez partager un moment de détente en compagnie de ces familles de bergers pour qui la fabrication des tapis, tout comme celle de la yourte, fait partie de la vie. Déjeuner en cours de visites. Le tapis de feutre « shyrdak » est aux Kirghizes ce que le tapis de laine est aux Turkmènes : essentiel, il est enraciné dans la culture locale depuis près de 2000 ans et représente encore aujourd’hui l’un des artisanats les plus vivants. Sa réalisation est collective, et nécessite un effort produit essentiellement par les femmes du clan. Votre journée s’achèvera donc par une démonstration de la fabrication du shyrdak à l’atelier des femmes d’Altyn Kol. Puis poursuite de la route vers le lac Issyk Kul. Dîner et nuit au bord du lac.

     Jour 18 : Lac Issyk Kul

Le matin, vous ferez une excursion dans les gorges de Grigoriev. Retour au bord du lac pour le déjeuner. Après midi de détente pendant laquelle vous pourrez profiter des charmes de la région en improvisant une promenade. Dîner et nuit à l’hôtel.

     Jour 19 : Lac Issyk Kul - Bichkek (Environ 360 km)

Départ matinal pour Bichkek, capitale du Kirghizistan. En route, vous visiterez la tour de Burana et son vieux cimetière, témoignages uniques de la ville de Balasagun, une capitale karakhanide fondée au Xe siècle. Déjeuner en cours de route. En début d’après-midi, visite de la ville de Bichkek. Dîner à Bichkek.

     Jour 20 : Bishkek - Tachkent – Suite de la visite de Tachkent

Vol vers Tachkent. Arrivée à Tachkent. Installation à l’hotel. Repos. Déjeuner en ville. Continuation de la découverte de la ville. Passage au bazar Chorsu, le plus grand et le plus coloré de la capitale ouzbek et la médersa Aboul Kasim avec le centre artisanal de boutiques-ateliers de graveurs sur bois, céramiques, miniatures-papier maché. Le soir éventuellement visite de l’Opéra au théâtre Navoi spectacle opéra ou ballet. Nuit a Tashkent. Chambres à disposition jusqu’au transfert à l’aéroport.

     Jour 21 : Fin du circuit sur la route de la Soie

Fin du circuit sur la route de la Soie, traversant Ouzbékistan, Kirghizistan et Chine.

Kamol Ouzbékistan

Kamol est le correspondant local en charge de nos circuits en Ouzbékistan. Il répondra à toutes vos questions et élaborera avec vous un voyage sur mesure, en fonction de vos envies et de votre budget. Contactez-le par email pour une première formulation de voyage sur mesure en Ouzbékistan, par email kamol.asianroads@gmail.com. ou sur ce formulaire :

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1 avis

Ce que nos voyageurs en pensent

  1. Michèle et Claude Lécluse

    5 sur 5 Circuit Route de la Soie

    Admin

    Petit kaléidoscope des merveilles de la route de la soie

    Des muriers vieux de 1400 ans ombragent la place de Boukhara; des platanes au tronc éléphantesque de 1000 ans puisent leur force au pied de la source d’Urgut; le raisin le plus sucré du monde se déguste dans la ville oasis de Turfan; au pied des dunes de Dunhuang, une espèce de peuplier inconnue en Europe, le populus diversifolia, offre des feuilles de formes différentes et plonge ses racines vingt mètres sous le sable; les poivriers dits du Sichuan s’étagent en terrasses entre blés et maïs. Nous n’étions pas prévenus: la route de la soie entre Khiva l’ouzbéque et Xian la chinoise fut une promenade botanique.
    Une promenade gourmande et chaleureuse aussi… Comment oublier le déjeuner chez l’habitant, la grande table sous la treille chargée de fruits secs et de pastèque dans un vieux village en adobe du Xinjian, le koumis (lait de jument fermenté) bu sur le bord de la route au Kirghizistan et le miel offert par les nomades occupés à monter leur yourte d’été, le canard laqué partagé avec nos guides et chauffeur avant de prendre le train de nuit pour Jiayuguan, le festin de raviolis en regardant les danseuses Tang -un peu kitch- à Xian. Et plus généralement les délices de la cuisine chinoise dégustée dans les petits restaurants et non dans les gargotes pour touristes. Pas de commentaires sur la cuisine ouzbèque pour rester diplomate. Mais le souvenir d’une pastèque et d’un pain chaud au pied d’une source et l’invitation de pique-niqueurs à partager le plov, plat national à manger avec modération.

    La route de la soie suivie durant près de quatre semaines , nous en connaissions d’avance les étapes; mais malgré moultes lectures -du « Devisement du monde » de Marco Polo à « l’Asie centrale. Histoire et civilisation » en passant par l’indispensable « Guide des civilisations de la route de la soie » d’Hervé Beaumont – , nous en ignorions les merveilles.

    Xian et ses armées de guerriers et chevaux miraculeusement retrouvées sous terre était attendue. Mais pas les grottes de Mogao, des centaines de grottes couvertes de fresques dont la réalisation par des moines bouddhistes s’est étalée entre le 4ème et le 14ème siècles. Vision trop fugitive de scènes religieuses et profanes très colorées (labours et chasses immortalisées au VIème siècle) qui appelle une révision dans les beaux livres de la bibliothèque du musée Cernuschi à Paris.
    Les villes mythiques de l’Ouzbékistan sont certes en photo dans tous les livres de géographie. Mais il faut éprouver la chaleur (42° à Khiva) et le scintillement des mosaïques bleues au coucher du soleil, l’impressionnante forêt de colonnes de bois sculpté d’une mosquée de Khiva, la douceur du thé siroté sur les bords du grand bassin ombragé de Boukhara pour dépasser les images. Que choisir ? Khiva, un rêve du passé enfermé dans ses murs crénelés, Boukhara et ses opulents bazars, Samarkand, la soif de conquête de l’islam incarnée dans ses gigantesques mosquées et medersa, restaurées à grands frais.
    Les monastères tibétains du Quinhai font rêver les Occidentaux en mal d’exotisme mais, sur place, notre regard curieux et incrédule se heurte à la ferveur des pèlerins qui se prosternent indéfiniment et à l’insouciance des jeunes nonnes qui récitent des mantras tout en jouant avec leur portable.
    La traversée du Fleuve jaune en barque est moins périlleuse que redoutée, une simple promenade pour gagner des grottes encore, mais celles de Blingling sont peuplées de statues de bouddhas et bottitshava; l’une d’elles ressemble à s’y méprendre au grand Bouddha de Bamiyan détruit par les Talibans en Afghanistan. Ultime étape avant la traversée du Kirghizistan, Kachgar la ville du pays ouïgour hésite entre moyen-âge et XXIème siècle avec ses petites maisons refermées sur des cours ombragées dans la vieille ville, ses artisans au travail avec des outils dérisoires et les vastes avenues bordées de restaurants à terrasse, le grand marché aux bestiaux du dimanche -régal pour les touristes – et les centres commerciaux de la Chine d’aujourd’hui.
    En Ouzbékistan, à proximité de Khiva. moment d’une rare intensité lors de la montée à la forteresse Ayaz Kala vieille de 2000 ans dont les restes sont figés dans le silence et la chaleur écrasante du désert. On imagine la caravane au loin qui rêve de l’ombre attendue dans la grande salle voutée encore debout.
    Dans ce voyage nous avons été constamment ballotés entre le passé et le présent, entre la solitude -devant la dune magique de Dunhuang par exemple- et la cohue des grands bazars -celui de Och qui, deux jours après notre passage, a été le lieu de heurts sanglants entre kirghizes et ouzbèques-, entre la nostalgie -l’ancienne concession française à Shanghai- et la honte du passé -l’inscription « interdit aux chiens et aux Chinois » placardée en 1903 dans un parc de cette ville- , entre le froid (-5° dans la salle à manger du dîner à l’hôtel de Xiahe, ville à 2900 mètres d’altitude) et le chaud des villes d’Ouzbekistan, entre le ravissement -les gitanes tournant autour des voitures avec de l’encens pour chasser les mauvais esprits- et l’agacement devant l’ omniprésente police ouzbèque et la tatillonne chinoise à la frontière.

    Bref un vrai voyage qui grâce à nos guides attentifs, cultivés, francophones de surcroit -une dizaine au total sur le parcours- , un parcours très étudié (4 voyages en avions, 2 trains de nuit et des milliers des km en voiture), un excellent choix d’hôtels a été un plaisir de bout en bout.

    Michèle et Claude Lécluse

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