Superbe voyage sur la route de la Soie…
Ce grand itinéraire commence en douceur à Tachkent, capitale verte et cosmopolite, puis traverse la vallée de Ferghana, berceau de la soie, des céramiques et de l’agriculture irriguée, entre Margilan, Oltyaryk, Ferghana, Rishtan et Kokand. Le voyage se prolonge ensuite vers Nukus, au cœur du Karakalpakstan, pour découvrir le musée Savitsky, célèbre pour sa collection d’avant‑garde russe, avant de prendre la direction de la mer d’Aral : Moynaq, cimetière de bateaux rouillés posé sur l’ancien fond marin, musée retraçant la disparition du lac et camp de yourtes au bord de ce qu’il en reste. La traversée du plateau d’Ustyurt et du secteur du lac Sudochi, aujourd’hui réserve ornithologique fréquentée par de nombreuses espèces d’oiseaux migrateurs, met en lumière l’ampleur de cette catastrophe écologique tout en offrant des paysages de canyons, de falaises et de steppe quasi lunaires.
La suite du voyage retrouve la Route de la Soie classique : anciennes forteresses du Khorezm (Toprak Kala, Ayaz Kala) au milieu du désert, puis Khiva et sa ville intra‑muros Itchan Kala, ceinturée de remparts et classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. La route (ou le train) mène ensuite à Boukhara, ville caravanière aux coupoles marchandes, palais d’émirs et ensembles soufis, puis vers les montagnes de Nurata et le village de Sentob, pour deux jours d’immersion en maison d’hôtes, au plus près de la vie rurale. Le circuit se termine à Samarcande et Chakhrisabz, avec leurs monuments timourides emblématiques (Registan, Gour Emir, Shakhi Zinda, Ak Saray…), avant un retour en train rapide vers Tachkent. L’ensemble forme un voyage dense, mais bien rythmé, qui combine confort en ville, vraie expérience de terrain autour de la mer d’Aral et rencontres dans les villages.
Programme journalier : Ouzbékistan, mer d’Aral & les carrefours des grandes routes de caravanes
Jour 1: Tachkent (repas libres)
À votre arrivée matinale à l’aéroport international de Tachkent, vous serez accueillis par votre chauffeur avec une pancarte à votre nom et conduits à l’hôtel. Il est possible se rafraîchir (les toilettes) et prendre un petit déjeuner dans le restaurant de l’hôtel. Les chambres sont disponibles à partir de 14h00. Un check-in anticipé avant midi peut être proposé, selon la disponibilité et moyennant un supplément. Rencontre avec le guide et départ pour le tour de la capitale de l’Ouzbékistan riche en parcs et fontaines.
Tachkent, capitale de l’Ouzbékistan, est une ville moderne agrémentée de nombreux parcs et fontaines. Autrefois quatrième ville de l’ex URSS, Tachkent est une ville carrefour d’Asie centrale qui a su préserver tout le charme de la culture orientale.
Visite de la place Khazrati Imam, c’est le centre religieux le plus important de la capitale, qui comprend mosquées, salles de prière et des écoles. De plus, la bibliothèque de Khazrati Imam abrite le plus vieux Coran du monde! Une balade dans les ruelles du vieux quartier de Tachkent, ensuite une promenade à travers le marché Chorsu de la vieille ville sous son incroyable dôme bleu se trouve un labyrinthe de stands vendant des tissus, des épices et d’autres produits typiquement ouzbeks. Vous allez adorer!
Déjeuner libre. Ensuite poursuite des visites de la capitale : la place de l’Independence, la place de l’Amir Temur, le théâtre Alisher Navoi et le Musée des arts appliqués. Dîner libre. Nuit à l’hôtel.
Jour 2: Tachkent – Margilan – Oltyaryk – Ferghana – Margilan (120 km) (repas libres)
La vallée de Fergana est le cœur et la région la plus fertile de l’Ouzbékistan, propice à l’agriculture et l’élevage. La richesse de la vallée est historique, les traditions des maîtres tisserands, la production de céramiques, la sculpture sur bois, ainsi qu’une grande quantité d’autres arts anciens reflètent le mode de vie des habitants de la vallée de Ferghana
Transfert matinal à la gare pour prendre le train Tachkent – Margilan à travers le col de montagnes de Kamtchik, au passage de beaux paysages. Arrivée à Margilan vers midi. Départ pour la visite guidée de la fabrique de la production de la Soie à Marguilan et du Centre national de la Soie. Visite du marché de Marghilan en cours de trajet. Le gigantesque marché local Koumtepa très animé, a lieu deux fois par semaine tous les jeudi et dimanche. Déjeuner libre en cours de route. Transfert pour Oltiarik (35km), visite des villages très intéressants où on remarque le pays avec les traditions agricoles riches avec de vastes jardins de fruits, de légumes et raisin et qui embellissent la route. Possibilité d’être reçu par une famille ouzbèque paysanne dans un village (sous réserve de confirmation). Visite de l’atelier d’un luthier à la découverte de la fabrication des instruments traditionnels. Ensuite vous vous rendez à Ferghana, fondée dans la deuxième moitié du XIXe siècle, visite la rue piétonne Moustakillik, balade dans le parc Al-Fergani, l’ancienne résidence tsariste Skobelev. Retour à Margilan. Dîner libre en ville. Nuit à l’hôtel.
Jour 3: Margilan – Rishtan – Kokand – Tachkent (340 km) (repas libres)
Route pour Kokand (40km). Vous avez la possibilité de voir le canal de Ferghana, un grand canal d’irrigation en Ouzbékistan. Construit en 1939-1940, c’était l’une des plus grandes structures hydrauliques de ex l’URSS. Arret a Richtan qui est connue par ses traditions des céramistes. Vous faites la découverte de la vie locale ouzbek dans le village de potier. Visite de l’atelier des céramistes. Dejeuner libre. A Kokand visiter le Palais de Khoudayar Khan, autrefois le plus grand d’Asie centrale. Le palais abrite un musée intéressant qui retrace le passé et le présent de Kokand et de la vallée de Ferghana. Vous visiterez également la mosquée Jomi avec ses ateliers d’artisanat et Dakhmai Jahon – « les Tombes des Gouverneurs ».
Retour alternative à Tachkent en véhicule confortable via les montagnes et le col de Kamtchik qui culmine à plus de 2200 mètres, dans la chaîne des Monts Tchatkal. Arrêt de photos sur le col. La route prend 5h. Arrivée à Tachkent. Dîner libre. Nuit à l’hôtel.
Jour 4: Tachkent - Nukus (vol domestique) (repas libres)
Le matin, transfert à l’aéroport de Tachkent pour un vol domestique vers Nukus (durée : 1h30, horaires à préciser). Arrivée à Nukus. Déjeuner libre en cours de visite. Visite du Musée d’Art de Nukus, également connu sous le nom de musée Igor Savitsky. C’est la deuxième plus grande galerie d’avant-garde russe au monde, après celle du musée russe de Saint-Pétersbourg (fermé le lundi). Visite de l’ensemble archéologique de Mizdakhan, situé autour de Nukus, un ancien cimetière qui mérite un arrêt (si le temps le permet). Transfert à l’hôtel. Dîner libre et nuit à l’hôtel.
Jour 5: Nukus – Moynaq – village Uchsay – plateau Ustyurt – mer d’Aral (pension complète)
Il est recommandé de partir tôt le matin le premier jour du voyage. Départ en 4х4 vers Moynaq, visite des rives desséchées de la mer d’Aral et du cimetière de bateaux. Visite du musée de la mer d’Aral. Déjeuner inclus chez l’habitant. Poursuite de l’excursion à travers le fond de l’ancienne mer d’Aral jusqu’au plateau d’Ustyurt. En chemin, vous profiterez de vues uniques sur le paysage, y compris les majestueux canyons d’Ustyurt, et nous nous arrêterons sur les anciennes tombes des nomades de la Grande Route de la Soie. Votre voyage vous mènera sur les rives de la mer d’Aral, où vous pourrez faire une promenade en bord de mer, nager et ramasser des coquillages. Fin de la journée dans un camp de yourtes confortable au bord de la mer d’Aral. Le dîner cuit inclus sur le feu et la nuit dans une yourte traditionnelle du Karakalpakstan créeront une atmosphère unique. Le camp dispose d’une douche avec de l’eau propre et fraîche ainsi que de latrines. Le soir, vous pourrez profiter d’une vue incroyable sur des millions d’étoiles, entourés des sons de la nature autour du feu de camp.
Jour 6: Mer d’Aral - Davlatgirey (Kurgancha qala) – plateau Usturt – lac Sudochi – Kungrad - Nukus (450km) (Petit déjeuner, déjeuner inclus)
Il est recommandé de commencer tôt le matin le deuxième jour du voyage par un spectaculaire lever de soleil sur la mer d’Aral. Ce spectacle magique vous plongera dans l’atmosphère d’une matinée étonnante. Après le petit déjeuner retour en 4×4 vers Nukus. Sur la route, visite des ruines d’une ancienne caravansearail Davlatgirey (Kurgancha Qala) en traversant le plateau Usturt. La longue route vous conduit au lac Sudochie. Anciennement d’eau douce, le lac est devenu de moins en moins profond, et de plus en plus salé. Les gens ont abandonné les villages voisins, le poisson est devenu moins abondant, bien que des apports en eau remplissent parfois le lac et empêchent la disparition complète des poissons et des oiseaux migrateurs. Quelques anciens phares faits de briques de boue et disséminés le long des anciennes rives étaient utilisés pour aider les pêcheurs à retrouver leur chemin. Il est possible de voir une colonie russe et polonaise abandonnée de l’ère stalinienne, les ruines d’un hôpital, de maisons et d’une ancienne usine de poisson. Aujourd’hui, une maison de pêcheurs est encore debout, les vestiges tristes de l’ancienne gloire. Arrêt à Kungrad pour le déjeuner inclus. Arrivée à Nukus. Dîner libre et nuit à l’hôtel.
Jour 7: Nukus – anciens châteaux du désert – Khiva (220 KM) (dîner inclus)
Dans la partie sud du Karakalpakstan, les ruines des anciennes forteresses impressionnantes surgissent au milieu du désert Kizilkum, autrefois frontière entre le monde «civilisé» du delta fertile du fleuve Amudarya et la steppe aux mains des «barbares» nomades.
Départ matinal vers les anciennes citadelles de Khorezm. Route vers Toprak Kala (100 km) (datant du I-er s. av. J.-C.), forteresse en ruine datant du 1er siècle av. J.-C. Devenue capitale régionale sous les Kouchans, au II e s., elle subit les attaques répétées des Huns héphalites qui, en détruisant les canaux d’irrigation, eurent raison de la cité royale. La visite des anciennes forteresses du désert de Ayaz Kala (III-ème s. av. J.-C.), l’un des sites les plus impressionnants car les ruines des deux citadelles sont perchées sur une colline au milieu du désert. Déjeuner libre en cours de route. Route vers Khiva. Traversée du fleuve Amou-Daria. Passage au village de Gaybou, à 25 km de Khiva, pour visiter Turkmen-Kala, ancienne forteresse turkmène (XVIIème siècle). Excursion dans la forteresse, visites de quelques écuries de chevaux et de chameaux. Rencontre avec une famille turkmène, puis vous pouvez observer la préparation du non, des galettes traditionnelles de la région cuisinées dans de grands fours à pain. Visite du Palais de Nurulla Bay, les salons officiels d’Isfandyar Khan, construit en 1912. Le Palais se distingue des autres résidences royales de Khiva par son mélange de styles russe et oriental et son ornementation extravagante. Arrivée à Khiva. Temps libre pour se balader dans les ruelles de la vieille ville. Dîner de spécialités inclus dans un restaurant terrasse jouissant de la plus belle vue sur la ville et ses monuments. Nuit à l’hôtel.
Jour 8: Khiva (repas libres)
Classée par l’UNESCO au Patrimoine mondial, et protégée et rénovée en tant que telle, la vieille ville de Khiva vous charmera par l’homogénéité parfaite entre ses grands bâtiments et le reste des habitations.
Journée de visites de cette ville-musée à ciel ouvert, classée à l’UNESCO et ancienne escale de la Route de la Soie : la forteresse Ata Darvaza, le minaret Kalta Minor, la médersa Mohamed Aminkhan, le siège du roi et l’ancien palais Kounya Ark. Déjeuner libre en cours de visite, puis continuation des visites : la médersa de Mohamed Rahimkhan, la mosquée du Vendredi, le mausolée de Pahlavan Makhmud, le minaret d’Islamkhodja, le palais de Tochhovli et le harem du khan, la médersa d’Ollokoulikhon. Dîner libre. Temps libre pour profiter du charme de la ville. Nuit à l’hôtel.
Jour 9: Khiva– Boukhara (450 km en train) (repas libres)
Une longue journée de route de Khiva à Boukhara, dont une bonne partie traverse les steppes du Kyzylkoum. Le trajet passe à travers les dunes de sable et les saxaoules du désert du Kyzylkoum. Ce voyage permet également de traverser l’Amou-Daria, le plus grand fleuve d’Asie centrale, et de découvrir le paysage désertique.
Matinée libre pour profiter du charme de la ville. Déjeuner libre en ville. Dans l’après-midi, transfert à la gare de Khiva pour prendre un train local Khiva – Boukhara (les horaires sont à préciser). Le trajet en train est plus confortable qu’en voiture. Il offre une vue imprenable sur les vastes étendues désertiques d’Asie centrale, rappelant l’époque des caravaniers courageux qui traversaient cette mer de sable à dos de chameau. Arrivée à Boukhara en fin de journée. Transfert et installation à l’hôtel, puis temps libre pour flâner dans les ruelles pittoresques de la vieille ville. Dîner libre dans un restaurant local, avec dégustation de spécialités régionales dans une ambiance typique. Nuit à l’hôtel.
Note : Sous réserve de la programmation ferroviaire entre Khiva et Boukhara. Ainsi, nous nous réservons le droit de remplacer ce trajet par un transport en voiture ou minibus confortable (selon la taille du groupe) si aucun train n’est programmé ce jour-là. Le trajet Khiva – Boukhara en voiture confortable dure entre 6 et 7 heures (environ 450 km), dont une bonne partie traverse le désert et les steppes du Kyzylkoum. En approchant de Boukhara, on croise également quelques champs de coton et des jardins. Des arrêts sont possibles en route pour une pause pique-nique et pour admirer le panorama du fleuve Amou-Daria. Arrivée dans l’après-midi. Installation à l’hôtel. Temps libre pour se balader dans les ruelles de la vieille ville. Dîner libre. Nuit à l’hôtel.
Option (en supplément) :
Le trajet Khiva (Ourguentch) – Boukhara peut également être prévu par avion (horaires à préciser). C’est le moyen le plus rapide et le plus confortable pour se rendre à Boukhara (durée : 50 min).
Jour 10: Boukhara (repas libres)
Boukhara la divine! Une des plus anciennes villes de l’Asie Centrale. Centre spirituel et commercial dont l’importance ne baisse pas au cours des siècles.
Petit déjeuner. Rencontre avec le guide à la réception de l’hôtel. Visite à pied de la partie centrale de la ville – Chakhristan: L’ensemble Poi-Kalon, la citadelle Ark, la mosquée Bolo Khauz, le mausolée d’Ismail Samani, le mausolée Chashma Ayub.
Déjeuner libre au cours de l’excursion. Poursuite de la visite de Boukhara : médersa d’Abdulazizkhan ; médersa d’Oulougbeg ; Promenade à travers les coupoles marchandes ; visite d’un l’artisan forgeron de la ville et d’un atelier de fabrication de marionnettes ; le Tim Abdhoulla Khan, le marché couvert, inscrit au patrimoine UNESCO où on trouve de belles tissues ikatées à la main ; la mosquée Magok-i-Attari, l’ancien temple zoroastrien ; Visite de l’ensemble du Liabi-Khaouz, qui comprend la madrasa Kukeldash, le khanagha et le caravan-sérail Nodir-Devon Begui. Retour à l’hôtel. Le dîner libre. Nuit à l’hôtel.
Jour 11: Bukhara les environs (repas libres)
Matinée, visites guidées en voiture aux environs de Boukhara avec la résidence d’été du dernier émir de Boukhara, Sitorai Mohi Khosa, le tombeau de Bakhauddin Moukhammad Nakchbandi, cheikh, fondateur de l’ordre soufi des Naqchbandi qui est le plus répandu en Asie centrale. Retour a Boukhara. Excursion dans la maison- musée du riche marchand, le père de Fayzoulla Khodjaev, de l’ancien président de l’Ouzbekistan sovietique avant la Seconde Guerre Mondiale. La maison est un bel exemple de demeure ouzbek du XIXe siècle. Visite de la médersa Chor Minor, une petite médersa aux quatre minarets à l’architecture étrange, une promenade à pied dans l’ancien quartier juif et la visite de la synagogue sefarade. Déjeuner libre en cours de visite. Après-midi libre pour profiter des charmes de la ville. Le dîner libre. Nuit à l’hôtel.
Jour 12: Boukhara – Guijduvon – Nurata – village Sentob (pension complète)
Partez à la découverte de la Route Royale, une ancienne voie stratégique de la Route de la Soie. Sortez des sentiers battus pour explorer le désert du Kyzyl-Koum et découvrir la vie des nomades.
Départ vers le village de Sentob. En chemin, plusieurs arrêts sont possibles dans de petits villages pittoresques pour prendre des photos et rencontrer les habitants. Cette Route Royale, jadis essentielle au commerce en Transoxiane, reliait les grandes villes de Samarcande et Boukhara, traversant des plantations de coton, des vergers et des mûriers, symboles de la richesse agricole de l’Ouzbékistan.
Halte à Gijduvan. À 45 km de Boukhara, arrêt à Gijduvan pour visiter un atelier familial de poterie, en activité depuis six générations. Situé à l’entrée de la ville, cet atelier vous offrira un aperçu du savoir-faire ancestral des artisans locaux. Visite guidée par le propriétaire francophone du Musée de la Céramique et de l’atelier de poterie. Découverte de la broderie traditionnelle en fil de soie, réalisée par les femmes de la famille. Arrivée à Nurata, visite de la ville avec sa mosquée et sa source sacréem découverte des ruines d’une ancienne citadelle sogdienne. Déjeuner inclus chez l’habitant à Nurata, pour une immersion dans la culture locale.
Dans l’après-midi, départ vers Sentob, un village authentique des montagnes, où vivent des Tadjiks dans des maisons en pierre bordées de noyers centenaires. Niché entre les montagnes de Nurata et le désert du Kyzyl-Koum, cet endroit paisible offre une véritable pause hors du temps, loin de l’agitation de Samarcande et Boukhara. À votre arrivée, accueil chaleureux autour d’un thé chez une famille locale. Puis, accompagné d’un guide du village, vous pourrez faire une balade à pied pour rencontrer les habitants et découvrir leur quotidien. L’environnement enchanteur et l’hospitalité des villageois rendent ces échanges particulièrement riches et authentiques. Vous aurez le plaisir d’entendre des anecdotes sur le village et ses montagnes, racontées avec générosité par ses habitants. Niveau physique : accessible à toute personne en bonne condition physique. Retour à la maison d’hôtes. Dîner inclus et nuit en maison d’hôtes.
Note importante : Les maisons d’hôtes offrent un confort simple. Nous ferons de notre mieux pour proposer une chambre individuelle séparée, selon disponibilité. Toilettes et douches sont situées dans des locaux séparés de la maison.
Jour 13: Village Sentob - Samarcande (220 km) (déjeuner inclus)
Départ matinal pour Samarcande, avec plusieurs arrêts possibles en traversant de charmants villages, offrant l’occasion de prendre des photos et de rencontrer les habitants. Arrêt possible au village de Khartang, un paisible lieu de pèlerinage, pour la découverte du mausolée de l’imam Ismaïl Al-Boukhari, l’un des plus grands noms de l’islam sunnite, notamment pour sa célèbre compilation de hadiths, le Sahih al-Boukhari. (Visite sous réserve de confirmation.)
Arrivée à Samarcande et déjeuner de spécialités locales dans une famille ouzbèke de Samarcande (inclus). Installation à l’hôtel. Temps libre dans le centre historique avec parcs et fontaines. Il est possible de voir le spectacle de Son et Lumière sur la place de Reghistan (Gratuit). Vous devrez vérifier l’heure du spectacle, mais il commence généralement à 20h30. Dîner libre. Nuit à l’hôtel.
Jour 14: Samarcande (repas libres)
Samarcande est l’une des villes les plus anciennes et l’un des plus vieux centres culturels du monde. Fondée au VIIᵉ siècle, elle devint l’un des carrefours les plus importants de la Route de la Soie, et fut la capitale de l’empire de Tamerlan. C’est une ville-légende.
Petit-déjeuner. Rencontre avec le guide à la réception de l’hôtel. Départ pour la visite de Samarcande. Le mausolée Gour Emir (XVe s.), abritant les tombeaux de Tamerlan et de ses descendants. Le Régistan, centre officiel de l’empire timouride, est l’un des complexes les plus grandioses d’Asie centrale. Au XVe siècle, il était un centre commercial, artisanal, culturel et religieux de la capitale de Tamerlan : la médersa d’Ouloug Beg, dont les proportions imposantes sont équilibrées par l’élégance des formes et la beauté des mosaïques, la médersa Cher-Dor, dont chaque centimètre carré est couvert de riches motifs décoratifs, la mosquée Tilla-Kari, avec sa façade ornée de deux rangées de balcons et de fenêtres aux panneaux ajourés. La mosquée Bibi-Khanym, dédiée à l’épouse de Tamerlan. Le marché Siob, l’un des endroits les plus animés de la ville. Déjeuner libre en cours de visite.
Poursuite de la visite de la capitale de Tamerlan. La nécropole impressionnante de Shakhi Zinda (XIᵉ–XIXᵉ s.). Vue panoramique sur le site archéologique d’Afrosiab et visite de son musée. L’observatoire d’Ouloug Beg, premier observatoire d’Orient, construit au XVe siècle par Ouloug Beg (petit-fils de Tamerlan), unique en son genre à l’époque. Dîner libre. Temps libre. Nuit à l’hôtel.
Jour 15: Samarcande - Chakhrisabz – Samarcande (90 +90 km +300 km) (repas libres)
Chakhrisabz est connue pour être le lieu de naissance du grand conquérant Tamerlan. Son centre historique bien conservé témoigne du passé glorieux de la ville et lui a valu d’être inscrit au Patrimoine mondial de l’UNESCO.
Petit-déjeuner à l’hôtel. Rencontre avec le guide et le chauffeur à la réception de l’hôtel. Départ pour Chakhrisabz, considérée comme la ville natale de Tamerlan. La route emprunte le col de montagne Takhtakaracha, à 1 700 m d’altitude, avec un arrêt pour prendre des photos. À l’arrivée, visite de Chakhrisabz. Visite des ruines du Palais Blanc – Ak Saray. Derrière les murs du mausolée se trouve la mosquée Khazrati Imam (Saint Imam), datant du XIXᵉ siècle, faisant partie de l’ensemble architectural Dorus Saodat (« La Demeure du Pouvoir »). Déjeuner libre en cours de visite.
Puis visite de l’ensemble Dorut Tilovat (« La Demeure de la Réflexion »), qui se compose de deux mausolées : celui de Cheikh Chamseddin Kulal et celui de Gumbazi Sayidon et d’une mosquée : Kouk Goumbaz. Retour à Samarcande. Visite d’un atelier de fabrication de papier de soie au village de Konighil, où l’on fabrique le fameux papier de Samarcande, qui fit la renommée de la ville dans tout l’Orient au Moyen Âge. Temps libre en soirée. Dîner libre. Nuit à l’hôtel.
Jour 16: Samarcande – Tachkent (300 km) (diner inclus)
Journée libre sans guide et sans chauffeur. Repas libres.
Balade libre autour de la place du Registan, idéale pour observer les scènes de rue animées, découvrir les marchés traditionnels et profiter de l’atmosphère chaleureuse et authentique de la population locale. L’après-midi transfert à la gare de Samarcande. Départ en train rapide pour Tachkent (environ 2 heures de trajet). Accueil à la sortie de la gare, avec une pancarte à votre nom. Dîner d’au revoir inclus dans un restaurant convivial, offrant une ambiance agréable et l’occasion idéale de déguster un dernier repas typique avant la fin du voyage. Nuit à l’hôtel.
Jour 17 : Retour
Petit-déjeuner.
Transfert à l’aéroport pour le vol de retour, environ 3 heures avant le départ.
Fin de nos services.
Aide - Mémo du voyageur pour visiter la mer d'Aral
Si vous avez décidé de vous rendre à la mer d’Aral, voici quelques informations importantes :
- La moitié du trajet se fera sans communication mobile ni Internet, car la route traverse un territoire désertique. Il n’y avait pas de couverture auparavant, mais la communication Ucell est maintenant disponible.
- Votre téléphone ne restera pas inactif pendant le voyage. Les touristes prennent généralement de nombreuses photos des paysages inhabituels et magnifiques, alors veillez à ce que la batterie de votre téléphone ne se décharge pas trop vite.
- Vous pouvez recharger votre téléphone dans la voiture du chauffeur ou dans le camp de yourtes sur la mer d’Aral. Cependant, n’oubliez pas qu’en raison de l’économie d’électricité dans le camp, l’électricité est souvent coupée la nuit.
- Le plateau désertique d’Ustyurt, ainsi que le lac Sudochie, traversé par la route, constituent un territoire habité par des animaux sauvages et des oiseaux, que l’on peut observer si l’on dispose d’appareils optiques.
- Ceux qui ont l’intention de se baigner dans la mer d’Aral doivent savoir que le rivage est très envasé et qu’il peut être nécessaire de marcher sur de l’argile visqueuse jusqu’à 10 mètres pour atteindre l’eau. Pour ne pas abîmer vos chaussures, prenez des crocs ou d’autres chaussures adaptées à ces conditions.
- Si vous souhaitez vous baigner dans la mer, n’oubliez pas les précautions suivantes : ne plongez pas, afin d’éviter que l’eau ne pénètre dans les yeux et n’irrite les muqueuses. L’eau fortement minéralisée de la mer d’Aral est nocive pour les yeux. La baignade dans la mer d’Aral ne nécessite pas de savoir nager ni de faire de grands efforts.
- Si vous êtes allergique aux plantes, en particulier à l’absinthe, sachez qu’elle pousse à Ustyurt, soyez donc prudent.
- Pour le confort du voyage, choisissez des chaussures et des vêtements confortables, de préférence en tissus naturels et fermés.
- Soyez prudent sur le plateau : ne vous approchez pas du bord des falaises.
- N’oubliez pas que vous voyagerez le long du fond asséché de la mer d’Aral, et l’ampleur de la catastrophe écologique ne manquera pas de vous toucher au cœur. Traitez la nature avec respect et ne lui faites pas de mal pendant le voyage.






































































Admin Michèle et Claude Lécluse –
Petit kaléidoscope des merveilles de la route de la soie
Des muriers vieux de 1400 ans ombragent la place de Boukhara; des platanes au tronc éléphantesque de 1000 ans puisent leur force au pied de la source d’Urgut; le raisin le plus sucré du monde se déguste dans la ville oasis de Turfan; au pied des dunes de Dunhuang, une espèce de peuplier inconnue en Europe, le populus diversifolia, offre des feuilles de formes différentes et plonge ses racines vingt mètres sous le sable; les poivriers dits du Sichuan s’étagent en terrasses entre blés et maïs. Nous n’étions pas prévenus: la route de la soie entre Khiva l’ouzbéque et Xian la chinoise fut une promenade botanique.
Une promenade gourmande et chaleureuse aussi… Comment oublier le déjeuner chez l’habitant, la grande table sous la treille chargée de fruits secs et de pastèque dans un vieux village en adobe du Xinjian, le koumis (lait de jument fermenté) bu sur le bord de la route au Kirghizistan et le miel offert par les nomades occupés à monter leur yourte d’été, le canard laqué partagé avec nos guides et chauffeur avant de prendre le train de nuit pour Jiayuguan, le festin de raviolis en regardant les danseuses Tang -un peu kitch- à Xian. Et plus généralement les délices de la cuisine chinoise dégustée dans les petits restaurants et non dans les gargotes pour touristes. Pas de commentaires sur la cuisine ouzbèque pour rester diplomate. Mais le souvenir d’une pastèque et d’un pain chaud au pied d’une source et l’invitation de pique-niqueurs à partager le plov, plat national à manger avec modération.
La route de la soie suivie durant près de quatre semaines , nous en connaissions d’avance les étapes; mais malgré moultes lectures -du « Devisement du monde » de Marco Polo à « l’Asie centrale. Histoire et civilisation » en passant par l’indispensable « Guide des civilisations de la route de la soie » d’Hervé Beaumont – , nous en ignorions les merveilles.
Xian et ses armées de guerriers et chevaux miraculeusement retrouvées sous terre était attendue. Mais pas les grottes de Mogao, des centaines de grottes couvertes de fresques dont la réalisation par des moines bouddhistes s’est étalée entre le 4ème et le 14ème siècles. Vision trop fugitive de scènes religieuses et profanes très colorées (labours et chasses immortalisées au VIème siècle) qui appelle une révision dans les beaux livres de la bibliothèque du musée Cernuschi à Paris.
Les villes mythiques de l’Ouzbékistan sont certes en photo dans tous les livres de géographie. Mais il faut éprouver la chaleur (42° à Khiva) et le scintillement des mosaïques bleues au coucher du soleil, l’impressionnante forêt de colonnes de bois sculpté d’une mosquée de Khiva, la douceur du thé siroté sur les bords du grand bassin ombragé de Boukhara pour dépasser les images. Que choisir ? Khiva, un rêve du passé enfermé dans ses murs crénelés, Boukhara et ses opulents bazars, Samarkand, la soif de conquête de l’islam incarnée dans ses gigantesques mosquées et medersa, restaurées à grands frais.
Les monastères tibétains du Quinhai font rêver les Occidentaux en mal d’exotisme mais, sur place, notre regard curieux et incrédule se heurte à la ferveur des pèlerins qui se prosternent indéfiniment et à l’insouciance des jeunes nonnes qui récitent des mantras tout en jouant avec leur portable.
La traversée du Fleuve jaune en barque est moins périlleuse que redoutée, une simple promenade pour gagner des grottes encore, mais celles de Blingling sont peuplées de statues de bouddhas et bottitshava; l’une d’elles ressemble à s’y méprendre au grand Bouddha de Bamiyan détruit par les Talibans en Afghanistan. Ultime étape avant la traversée du Kirghizistan, Kachgar la ville du pays ouïgour hésite entre moyen-âge et XXIème siècle avec ses petites maisons refermées sur des cours ombragées dans la vieille ville, ses artisans au travail avec des outils dérisoires et les vastes avenues bordées de restaurants à terrasse, le grand marché aux bestiaux du dimanche -régal pour les touristes – et les centres commerciaux de la Chine d’aujourd’hui.
En Ouzbékistan, à proximité de Khiva. moment d’une rare intensité lors de la montée à la forteresse Ayaz Kala vieille de 2000 ans dont les restes sont figés dans le silence et la chaleur écrasante du désert. On imagine la caravane au loin qui rêve de l’ombre attendue dans la grande salle voutée encore debout.
Dans ce voyage nous avons été constamment ballotés entre le passé et le présent, entre la solitude -devant la dune magique de Dunhuang par exemple- et la cohue des grands bazars -celui de Och qui, deux jours après notre passage, a été le lieu de heurts sanglants entre kirghizes et ouzbèques-, entre la nostalgie -l’ancienne concession française à Shanghai- et la honte du passé -l’inscription « interdit aux chiens et aux Chinois » placardée en 1903 dans un parc de cette ville- , entre le froid (-5° dans la salle à manger du dîner à l’hôtel de Xiahe, ville à 2900 mètres d’altitude) et le chaud des villes d’Ouzbekistan, entre le ravissement -les gitanes tournant autour des voitures avec de l’encens pour chasser les mauvais esprits- et l’agacement devant l’ omniprésente police ouzbèque et la tatillonne chinoise à la frontière.
Bref un vrai voyage qui grâce à nos guides attentifs, cultivés, francophones de surcroit -une dizaine au total sur le parcours- , un parcours très étudié (4 voyages en avions, 2 trains de nuit et des milliers des km en voiture), un excellent choix d’hôtels a été un plaisir de bout en bout.
Michèle et Claude Lécluse
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