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Boukhara

Boukhara, cité oasis au cœur de la Route de la Soie

Ville deux fois millénaire posée au bord du désert du Kyzylkoum, Boukhara est l’une des cités islamiques les mieux préservées d’Asie centrale, avec un centre historique de 300 hectares inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. Entre madrasa, coupoles marchandes, mausolées et bassins ombragés, on y marche à pied dans un dédale de ruelles, de caravansérails et de mosquées qui racontent l’âge d’or de la Route de la Soie.

Boukhara, perle de la Route de la Soie en Ouzbékistan

Le Centre historique de Boukhara, situé sur la Route de la soie, remonte à plus de deux mille ans. C’est un des meilleurs exemples de cités islamiques bien préservées d’Asie centrale du Xe au XVIIe siècle, avec un tissu urbain qui est resté largement intact. Boukhara est située sur le cours inférieur de la rivière Zarafshan, au milieu d’une oasis, à la limite orientale du désert du Kyzylkoum. Elle était reliée par voies caravanières à Merv et aux vallées des fleuves Amou-Daria et Syr-Daria. La ville compte environ 500 000 habitants.

Les Boukhariotes sont turcophones de langue ouzbèke, comme dans la majorité du pays, mais il existe aussi une minorité de langue tadjike (variante du persan). La communauté juive, dits juifs boukhariotes, autrefois importante, est aujourd’hui presque disparue.

Boukhara (en ouzbek : Бухoрo, Buxoro ; en russe : Бухара ; en turc : Buhara ; en persan : بُخارا) est une ville d’Ouzbékistan, située au centre-sud du pays. Deux fois millénaire, elle est la capitale de la province de Boukhara (Buxoro Viloyati) en Ouzbékistan. Boukhara a longtemps été un centre économique et culturel important de l’Asie centrale. À l’exception de quelques vestiges importants datant de la période antérieure aux invasions mongoles de Gengis Khan en 1220 et de Timour en 1370, la vieille ville est un témoin de l’urbanisme et de l’architecture de la période chaybanide des rois ouzbeks, à partir du début du XVIe siècle. La citadelle, reconstruite au XVIe siècle, marque le centre civique de la ville depuis ses origines. 300 hectares de son centre historique sont inscrits au patrimoine mondial de l’humanité de l’UNESCO.

Ce qu’il faut voir à Boukhara

Les cent-quarante monuments protégés par l’UNESCO témoignent de la richesse historique et culturelle de cette ville. Les lieux historiques de la ville ont bénéficié d’un vaste plan d’urbanisme et de restauration.

    • La citadelle Ark La citadelle Ark, dans sa configuration globale actuelle, date du XVIe siècle, sous les Chaybanides, mais la première forteresse sur ce site a été construite au VIIe siècle. Les bâtiments visibles aujourd’hui datent des trois derniers siècles. Elle a servi de résidence aux émirs jusque 1920, date de destitution du dernier émir par les forces russes. De la citadelle, il ne reste que quelques bâtiments ou installations, principalement les remparts, le portail d’entrée, une mosquée et la salle du trône (ou salle de réception) de l’émir. La salle de réception, à ciel ouvert, rectangulaire, comprend un iwan à piliers en bois sur trois des quatre côtés.
    • La mosquée Bolo Haouz La mosquée Bolo Haouz, ce qui signifie « près du bassin », (1712) est située sur le Registan, à côté de la citadelle Ark et d’un bassin qui lui a donné son nom. Elle s‘ouvre sur un iwan de 12 mètres de haut, au plafond à caissons finement décoré, soutenu par vingt colonnes de bois peint, avec des chapiteaux à muqarnas. Cette mosquée était utilisée régulièrement par l’émir.
    • Le complexe Poyi-Kalon Le complexe Poyi-Kalon (« piédestal du Très-Haut ») est un des hauts-lieux de Boukhara et le principal complexe architectural de la ville. Il comprend la mosquée Kalon (1514), Le minaret Kalon d’une ancienne mosquée (1127) et la médersa Miri-Arab.
    • La médersa d’Ulugh Beg La médersa d’Ulugh Beg (1417-1420) est l’une des médersas les plus anciennes d’Asie centrale, avec celles de Samarcande et de Gijduwan, construites également sous Ulugh Beg. 
    • La médersa Abdoullaziz-Khan La médersa Abdoullaziz-Khan (1651-1652) n’a pas été achevée du fait du coup d’État destituant le Khan. La niche polygonale du portail est recouverte de stalactites peintes. L’intérieur des deux mosquées, la mosquée d’hiver et la mosquée d’été, est richement décoré.
    • Les coupoles marchandes C’est au XVIe siècle que furent construits des coupoles marchandes spécialisées, les « Taq », situées au carrefour de plusieurs rues, ou d’autres bâtiments comme les « Tim », plus proches d’un passage commercial couvert classique. Cinq coupoles marchandes (taq) furent construites, seules trois nous sont parvenues.
      • Le Toki Sarrafon, la coupole des changeurs, permettait aux marchands venus de différents pays de changer leur argent. Le dôme principal s’appuie sur quatre arcs massifs.
      • Le Toki-Tilpak Furushon, la coupole des chapeliers, fut d’abord un lieu d’échange de livres puis devint le lieu de commerce des chapeaux, foulards et turbans. La structure de cet ensemble, à six faces, est particulière car il se situe à l’intersection de cinq rues.
      • Le Toki Zargaron, la coupole des bijoutiers, se caractérise par un dôme doté de nervures saillantes prononcées, posé sur un tambour octogonal percé de fenêtres. 
      • Le Tim Abdullah Khan, du nom de son fondateur Abdullah Khan II, situé au nord de Toki-Tilpak Furushon, a été construit en 1577. Il se présente sous la forme d’un bâtiment carré, avec trois portails donnant sur la rue principale. Il était principalement un lieu de négoce pour les tissus.
    • La mosquée Magoki-Attori L’ancienne mosquée Magoki-Attari a été construite sur les vestiges d’un temple zoroastrien. C’est la mosquée la plus ancienne de Boukhara. La mosquée, désaffectée au culte, abrite aujourd’hui un musée du tapis.
    • Le complexe Labi-Khaouz Le complexe Labi-Khaouz (« Au bord du bassin ») comprend plusieurs édifices : la madrasa Koukeldash, la médersa Nadir Divan-Begui, et le khanaqah (maison des derviches tourneurs) Nadir Divan-Begui. Près du bassin se trouve également une statue de Nasr Eddin Hodja sur son âne. Labi Khauz est le cœur de Boukhara. Le site est coloré, vivant, très rassembleur et il fait franchement bon s’y arrêter. On y trouve des tonnes de cafés, de restos, de boutiques et de touristes. Si vous cherchez où manger à Boukhara, c’est assurément l’endroit idéal pour se poser.
    • Les médersas Koch Le terme « Koch » signifie « double » ; il est employé en architecture pour désigner deux bâtiments se faisant face. C’est le cas de la médersa Abdullah Khan qui se situe en face de la médersa Madari Khan (1566-1567). La construction de ces deux médersas aurait été ordonnée par le khan chaybanide Abdullah.
    • Le Chor Minor Le Chor Minor (« quatre minarets ») fut construit en 1807, donc tardivement par rapport à la majorité des autres édifices. 
    • Le mausolée des Samanides Le mausolée des Samanides (875-999), ou tombeau d’Ismaïl, a été construit au début du Xe siècle. C’est l’édifice le plus ancien de Boukhara et le premier exemple de mausolée-coupole connu. 
    • Le mausolée Chachma Ayyoub Le mausolée Chachma Ayyoub (source de Job), date du XIIe siècle, sous le règne Qarakhanide d’Arslan Khan mais fut reconstruit entre 1380 et 1385 par Tamerlan. Ce monument protège la source que le prophète Job (Ayyoub) aurait fait surgir à cet endroit. 
    • Le bazar  de Boukhara – Le marché bazar de Boukhara est situé non loin du parc des Samanides. C’est un classique bazar ouzbek avec des sections pour les aliments, les plantes, les vêtements, la mécanique, etc. 
    • La mosquée Baland La mosquée Baland (« la haute »), la plus ancienne de la ville, date du XVIe siècle. Elle tire son nom des colonnes minces et élancées qui ornent la façade. C’est une mosquée de quartier, donc de dimensions relativement modestes. 
    • Le vieux quartier juif En repartant de la place Labi Hauz vers le sud, vous découvrez l’ancien quartier juif, reconnaissable à la présence de synagogues. Le reste présente un décor ouzbek classique : murs de pisé pas toujours droits, portails, caniveaux au milieu des ruelles pour embêter les voitures.
    • Le musée Fayzulla Khodjaev – la maison- musée du riche marchand, le père de Fayzoulla Khodjaev, de l’ancien président de l’Ouzbekistan sovietique avant la Seconde Guerre Mondiale. La maison est un bel exemple de demeure ouzbek du XIXe siècle

Comment aller à Boukhara ?

Boukhara est desservie par un aéroport international qui reçoit des vols intérieurs depuis Tachkent et d’autres villes ouzbèkes, ainsi que certaines liaisons internationales selon les saisons. La solution la plus pratique reste souvent le train : la ligne rapide Afrosiyob et d’autres trains relient régulièrement Tachkent, Samarcande, Boukhara et parfois Khiva, avec des temps de trajet d’environ 1 h 45 à 3 h entre Samarcande et Boukhara. Des trajets en voiture avec chauffeur ou taxis longue distance permettent également de combiner Boukhara avec Khiva, Samarcande ou les régions de steppe, mais sur des durées plus longues.

Ambiance à Boukhara ?

Voir le coucher de soleil à Boukhara

Grâce aux constructions colorées qu’on trouve dans la plupart des centres historiques ouzbeks, les couchers de soleil sont souvent pittoresques. Quelques options pour observer le coucher de soleil à Boukhara :

    • Le complexe Poyi-Kalon pour être aux premières loges lorsque le soleil descend (photo d’entête);
    • Le restaurant Chasmai-Mirob pour un point de vue en hauteur sur le complexe Poyi-Kalon ;
    • Le Labi Hauz pour la lumière et l’ambiance ;

Personnalités nées à Boukhara

    • Mouhammad al-Boukhârî (en arabe : محمد البخاري), connu aussi sous le nom d’imam Boukhari ou d’Al-Boukhari (810 – 870) est un célèbre érudit du Hadith (paroles et actes) du prophète Mahomet.
    • Avicenne, ou Abou Ali Ibn Sīnā, né le 7 août 980 au village Afshona, près de Boukhara, et mort en juin 1037 à Hamadan (Iran).
    • Abdurrauf Fitrat (1886-1938), homme de lettres, homme politique (ministre) et intellectuel ouzbek, exécuté par le NKVD lors de la grande purge d’octobre 1938.
    • Fayzulla Xoʻjayev (1896-1938), premier dirigeant de la république socialiste soviétique d’Ouzbékistan
    • Serge Golon (1903-1972), écrivain et peintre français d’origine russe

Autour de Boukhara : palais, nécropoles et désert

    • Le palais Sitora -i-Mokhi Khossa Le palais Sitora-i-Mokhi Khossa, ce qui signifie « palais comparable à la lune et aux étoiles », est situé à quelques kilomètres de Boukhara. Il servait de résidence d’été aux émirs de Boukhara au XXe siècle, jusqu’en 1920, date de la prise de Boukhara par les Soviétiques. Le palais comprend les appartements, les salles de réception, un pavillon pour les invités dit pavillon octogonal et le harem. Le palais abrite aujourd’hui le musée des arts décoratifs de Boukhara.
    • La nécropole de Chor Bakr La nécropole de Chor Bakr (1560-1563) est située dans le village de Soumitan, à 5 km de Boukhara. Construit par Abdallah Khan, le site comprend principalement deux bâtiments à coupole, une mosquée et un khanaqah, reliés par un corps de bâtiment comprenant des cellules. Le site tire son nom de l’imam Sayid Abou Bakr qui fut inhumé à cet endroit à la fin du Xe siècle, comme ses trois frères descendants du prophète.  
    • Le mausolée de Bahaouddin Naqshbandi Le site où se trouve le mausolée de Bahaouddin Naqshbandi est considéré comme l’endroit le plus sacré de la ville, en réalité à quelques kilomètres de celle-ci. C’est là que fut enterré l’un des fondateurs les plus vénérés de l’islam soufique, Mohamed Bahaouddin Naqshbandi (1317-1388), fondateur de la Naqshbandiyya. Le site est visité par de nombreux pèlerins musulmans. 
    • Il est possible de visiter le lac Aydarkul et le désert du Kyzylkum, les villages de montagne depuis Boukhara. Vous pouvez faire les visites et profiter pour aller passer une nuit sous la yourte dans le désert dans un campement. 

Où manger à Boukhara ? Restaurants à Boukhara

Attention, les établissements du vieux centre ont beaucoup de succès. Ne vous attendez pas à un accueil chaleureux et attentionné. Il en existe même certains, trop occupés par les groupes, qui refusent carrément les touristes individuels. Pensez donc à réserver en haute saison, et même deux jours avant pour les plus courus 

Quelques adresses appréciées : 

    • Kukaldosh
    • Old Bukhara
    • Andara
    • Chinor
    • Minzifa 
    • Halva café
    • Silk Road tea house 
    • Ayvan

Artisanat

    • Un atelier de miniatures, c’est-à-dire de peintures ultra détaillées
    • On peut citer les ferronniers, les tapissiers et surtout les brodeurs. Vous  trouvez les tissus brodés (appelés suzani) incroyables. 
    • Veste brodée suzani, sculptures en métal, bijoux 
    • Vendeurs de tapis dans la coupole des marchands à Boukhara

Salles de concerts et spectacles à BOUKHARA :

À Boukhara, vous pouvez trouver des spectacles folkloriques quotidiens, notamment 

    • à la médersa Nadir Divan-begi pendant la saison touristique (mars-juin et septembre-novembre). La ville est également un lieu de festivals culturels, comme 
    • Le théâtre de marionnettes. Vous pouvez voir un spectacle en anglais à 18h dans la madrasa Koukeldash
    • la « Boukhara Biennale » (septembre-novembre)
    • le festival « La soie et les épices » qui se tient généralement en mai ou juin, bien que les dates précises puissent varier. 
    • Festival du Plov ouzbek : Un autre festival qui se tient à Boukhara en juin.
    • Festival de la broderie d’or et des bijoux : Un festival international sur l’artisanat qui a lieu à Boukhara en mai. 

Vérifiez les dates exactes des festivals en ligne auprès de notre agence de voyage ou de sites culturels avant votre visite. Pour les spectacles folkloriques, les représentations ont lieu tous les jours pendant la saison touristique, alors que pour les festivals, les dates peuvent varier d’une année à l’autre. Les spectacles folkloriques durent environ une heure.

Prix et accès aux monuments

La plupart des monuments principaux (citadelle Ark, complexe Poyi-Kalon, madrasas, mausolées, palais, musées) sont accessibles avec des billets individuels dont le tarif reste en général modéré pour les visiteurs étrangers, avec des variations selon les sites et les saisons. Des pass combinés ou des billets groupés peuvent parfois être proposés sur place par les autorités locales ou dans le cadre d’un voyage organisé, ce qui simplifie la logistique.

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Départ le 18 mai 2026 - 27 jours

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