Nukus & Karakalpakstan
Portes de la mer d’Aral
Capitale du Karakalpakstan, Nukus est une grande ville soviétique posée entre les déserts du Karakum, du Kyzylkum et le nouveau désert de l’Aralkum, point de départ idéal pour explorer les musées, les nécropoles et les paysages liés à la mer d’Aral. Ses larges avenues contrastent avec l’atmosphère plus brute des steppes et des plateaux d’Ustyurt, qui offrent certains des panoramas les plus déroutants d’Asie centrale.
Que voir à Nukus et autour ?
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- Musée d’art Savitsky (Igor Savitski) : Le musée Savitskiy, surnommé le « Louvre des steppes », est le joyau de Nukus. Il abrite une impressionnante collection d’artistes russes d’avant-garde, rassemblée par Igor Savitskiy, un passionné d’art et d’ethnographie qui a sauvé de nombreuses œuvres interdites sous Staline. Ce musée est un incontournable pour les amateurs d’art illustrant une tranche culturelle du 3e siècle av J-C. jusqu’à l’époque contemporaine.
- Mizdakhan (Mizda Khan) : Aux alentours, les vestiges historiques ne manquent pas. Découvrez Mizda Khan, une ville funéraire médiévale, et une ancienne forteresse datant de l’époque préislamique. Ces sites témoignent de la diversité religieuse et culturelle de la région, marquée par le bouddhisme, le zoroastrisme et le christianisme nestorien avant l’arrivée de l’Islam. Le mausolée Nazlymxan Sulu, initialement un caravansérail, illustre cette richesse historique et offre un aperçu de l’architecture locale.
- Nukus ville : statues, bâtiments publics, marchés et quartiers résidentiels donnent un aperçu de l’urbanisme soviétique et de la vie quotidienne dans cette région longtemps restée à l’écart des grands flux touristiques.
Moynaq et la mer d’Aral : comprendre une catastrophe écologique
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- Moynaq et le cimetière de bateaux : ancienne ville portuaire aujourd’hui à des dizaines de kilomètres de l’eau, où l’on découvre un alignement de bateaux de pêche échoués sur ce qui est devenu un désert salé, ainsi qu’un petit musée consacré à la mer d’Aral.
- La mer d’Aral et l’Aralkum : excursions sur plusieurs jours possibles depuis Nukus pour s’approcher du rivage actuel, traverser l’ancien fond marin et passer une nuit en campement, en prenant en compte des conditions parfois rudes (vent, froid, chaleur).
Un voyage à travers le temps et la tragédie
Moynaq, autrefois une ville portuaire animée sur les rives de la mer d’Aral, est aujourd’hui un rappel obsédant de la catastrophe environnementale qui a frappé la région. Située dans la région ouzbèke du Karakalpakstan, cette ville et la région environnante de la mer d’Aral offrent un voyage inoubliable à travers l’histoire, l’écologie et les effets de l’activité humaine sur la nature.
La catastrophe de la mer d’Aral
La mer d’Aral, autrefois la quatrième plus grande étendue d’eau intérieure du monde, a subi une catastrophe écologique. Au cours des cinq dernières décennies, la mer a perdu environ 90 % de son eau, créant une crise environnementale qui a affecté le climat, la santé et l’économie locaux. Le retrait des eaux a exposé le fond marin, qui transporte désormais des produits chimiques toxiques et du sel, rendant la terre inhospitalière pour l’agriculture et la vie humaine.
Le plateau d’Ustyurt et les paysages désertiques
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- Plateau d’Ustyurt : vaste plateau de roches et de falaises entre Kazakhstan, Ouzbékistan et Turkménistan, caractérisé par des paysages de canyons, de steppes, de lacs salés et de formations géologiques impressionnantes, accessible uniquement en véhicule 4×4 et avec une bonne préparation.Le plateau d’Ustyurt, une vaste région isolée située sur la péninsule du Manguistaou, à l’extrémité ouest du Kazakhstan, près de la frontière avec l’Ouzbékistan et le Turkménistan. Le plateau est certainement l’un des plus méconnus et des plus difficile d’accès. Cette terre sauvage et inhospitalière semble tout droit sortie d’une autre planète et constitue sans nul doute l’un des lieux les plus mystérieux et envoûtants d’Asie centrale.Là où régnait autrefois un océan, subsistent aujourd’hui de vastes étendues de terres couvertes de sel qui s’étendent à perte de vue. Mais la réserve naturelle d’Ustyurt est loin d’être un désert, elle abrite au contraire une très grande variété de paysages composés de steppes, de marais salants, de canyons, de grottes, de falaises et d’imposantes formations géologiques dont certaines atteignent plusieurs centaines de mètres de hauteur.Compte tenu du terrain accidenté, un véhicule tout-terrain ou une jeep robuste est essentiel pour ce voyage.
- Forteresses du Khorezm : depuis Nukus ou Urgench, on peut combiner la région avec les anciennes citadelles d’Ayaz Kala, Toprak Kala et d’autres sites fortifiés qui dominent le désert.
- Plateau d’Ustyurt : vaste plateau de roches et de falaises entre Kazakhstan, Ouzbékistan et Turkménistan, caractérisé par des paysages de canyons, de steppes, de lacs salés et de formations géologiques impressionnantes, accessible uniquement en véhicule 4×4 et avec une bonne préparation.Le plateau d’Ustyurt, une vaste région isolée située sur la péninsule du Manguistaou, à l’extrémité ouest du Kazakhstan, près de la frontière avec l’Ouzbékistan et le Turkménistan. Le plateau est certainement l’un des plus méconnus et des plus difficile d’accès. Cette terre sauvage et inhospitalière semble tout droit sortie d’une autre planète et constitue sans nul doute l’un des lieux les plus mystérieux et envoûtants d’Asie centrale.Là où régnait autrefois un océan, subsistent aujourd’hui de vastes étendues de terres couvertes de sel qui s’étendent à perte de vue. Mais la réserve naturelle d’Ustyurt est loin d’être un désert, elle abrite au contraire une très grande variété de paysages composés de steppes, de marais salants, de canyons, de grottes, de falaises et d’imposantes formations géologiques dont certaines atteignent plusieurs centaines de mètres de hauteur.Compte tenu du terrain accidenté, un véhicule tout-terrain ou une jeep robuste est essentiel pour ce voyage.
Prix, horaires et accès
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- Musée Savitsky : billet généralement payant mais abordable, avec tarification séparée selon les bâtiments ; le musée est fermé le lundi et les horaires varient légèrement selon les jours, il est donc conseillé de vérifier sur place ou via un opérateur local.
- Autres sites : Mizdakhan, cimetière de bateaux de Moynaq et musées locaux fonctionnent avec des droits d’entrée modestes ; des excursions privées ou en petit groupe permettent d’optimiser les trajets sur des distances importantes.
- Accès à Nukus : la ville est reliée à Tachkent par des vols réguliers et par le train, avec des liaisons intégrées dans plusieurs circuits qui combinent ensuite les forteresses du Khorezm et les oasis de Khiva ou Boukhara.
